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Rencontre avec le poète Thierry RENARD

 

Ateliers d’écriture 2023

Le centre social Arc-en-ciel et l’association Le long du fleuve renouvellent en 2023 les ateliers d’écriture initiés en 2022 dans le cadre du Magnifique printemps des poètes.

Ces ateliers auront pour thèmes l’exposition de photographies que prépare actuellement Pascal Durif sur « Les arts populaires de la rue » ainsi que le mot « Frontières » qui fédérera le prochain Magnifique printemps.

Les ateliers se tiendront comme ceux de 2022 au centre social Arc-en-ciel de l’Arsenal aux dates et horaires suivants: les mercredis matins 1/02, 8/02, 15/02 et 22/02 de 10h30 à 12h et le mercredi 1/03 de 18h30 à 20h. Une répétition générale voix et musique est prévue le 15/03 et devrait se tenir au théâtre Jean Marais.

Deux lectures publiques des textes qui seront écrits lors des ateliers sont d’ores et déjà programmées: 

– samedi 25 mars, à partir de 10h30 à la médiathèque centrale, lors du vernissage de l’exposition internationale de photos « Les arts populaires de la rue », en présence de certains photographes réunis dans l’exposition,

– et vendredi 31 mars lors de la grande soirée du Magnifique printemps qui se tiendra dans deux lieux, à tour de rôle, au centre social Arsenal et au théâtre Jean Marais.

Les actions pour 2023

« En préparation pour 2023, une exposition sur les « arts populaires de la rue » avec la participation de 10 photographes de France et d’ailleurs. Elle aura lieu à la médiathèque Roger Martin du Gard Saint Fons Rhône du 21 mars 2023 au 8 avril 2023 avec un vernissage prévu le 25 mars 2023 de 10h30 à 12h30 . Mais aussi des ateliers d’écritures avec une soirée   dans le cadre du printemps de la poésie, et toujours bien sur de la musique !

Nous vous tiendrons informé » 

Photo Pascal Durif Photo Pietro Larpi  Photo Pascal Durif
Photo Myriam Alias Zoé Photo Marie Manoukian Photo Pascal Perez
Photo René Stuardo Photo Erik Cabrera Photo Jacky Feyfant
     
 
Photo Christian Bovet Photo Judith Salliez  
 
Les arts populaires de la rue


« On désigne communément par le terme « arts de la rue » les spectacles ou les événements artistiques donnés à voir hors des lieux pré-affectés : théâtres, salles de concert, musées… Dans la rue, donc, sur les places ou les berges d’un fleuve, dans une gare ou un port et aussi bien dans une friche industrielle ou un immeuble en construction, voire les coulisses d’un théâtre. De la prouesse solitaire à la scénographie monumentale, de la déambulation au dispositif provisoire, de la parodie contestataire à l’événement merveilleux, les formes et les enjeux en sont variés, les disciplines artistiques s’y côtoient et s’y mêlent.

S’insérer dans le contexte urbain (la campagne aussi est urbaine, aujourd’hui) a plusieurs incidences déterminantes sur les propositions artistiques. La ville est un espace libre et contraignant. Physiquement, elle permet de choisir son territoire, de jouer avec l’environnement. Il y faut aussi se confronter au bruit, à l’encombrement, aux intempéries éventuelles. Socialement, le spectacle s’adresse ensemble aux spectateurs prévenus et aux passants de hasard, au public averti et au public « vierge ». Il importe donc de s’appuyer sur les émotions communes et les cultures partagées.

Une des caractéristiques importantes de cet art est donc sa pluridisciplinarité. Effectivement, un spectacle de rue peut allier théâtre, musique, cirque, danse, opéra, arts plastiques, etc. Cette « forme » se définit par le lieu où elle se joue et non par le genre artistique (théâtre, danse, musique, etc.). Les pratiques du spectacle de rue mettent également en valeur le lien de la relation avec le spectateur. « Au-delà de la production d’un spectacle divertissant, la démarche comporte le plus souvent une dimension politique, au sens premier du mot: qui concerne la vie de la cité«

Photographes participant à l’exposition ;

Christian Bovet – France
Jacky Feyfant Paris – France
Marie Manoukian
Myriam Alias Zoé – France
Pascal Perez – France
Pietro Larpi – Italie
René Stuardo – Chili
Erik Cabrera – Cuba
Pascal Durif – France
Judith Salliez – Belgique

 

PREPARATION ATELIER DE PHILOSOPHIE 
Septembre 2022 à juin 2023
POESIE ET PHILOSOPHIE
PHILOSOPHIE ET POESIE

Stéphane MALLARME « Un pauvre poète, qui n’est que poète – c’est-à-dire un instrument qui résonne sous les doigts des diverses sensations – est mort, quand il vit dans un milieu où rien ne l’émeut, puis ses cordes se distendent, et viennent la poussière et l’oubli. »

Virginia WOOLF « Sur la poésie elle-même, Orlando recueillit seulement qu’elle était plus difficile à vendre que la prose, et aussi plus longue à écrire, bien que les lignes fussent plus courtes. »

Maria ZAMBRANO Philosophie et poésie« Le fait qu’à toutes les époques la poésie a consisté à vivre selon la chair. Elle a été le péché de la chair fait mot, éternisé par l’expression, objectivé »

Stéphane MALLARME « Il faut penser de tout son corps. »

Claude LEVI-STRAUSS « La vraie question c’est le langage. »

 

PRESENTATION DU CYCLE

La proposition « philosophie et poésie » poursuit notre réflexion sur « art et pensée » et sa déclinaison « philosophie et photographie »

Elle peut mobiliser les ressources suivantes :

-Les poètes de l’association

-La participation à l’évènement « Le Printemps des poètes » en mars 2023

-Chaque membre de l’atelier peut proposer un portrait philosophique d’un poème ou d’un/une auteure de poésie et un exemplaire de sa production poétique

-L’équipe de la médiathèque et ses ressources

L’art poétique pense philosophiquement en nous touchant de cinq manières :

1 Le poème met en scène une question éthique

2 Le poème implique une conception du monde, un certain rapport à l’être

3 Le poème est producteur de savoir

4 la philosophie peut poser la question : la poésie est-elle encore possible, la possibilité de la poésie dans un monde globalisé, désenchanté et fragilisé par ses crises endémiques (guerres, crise de la démocratie, montée des régimes dictatoriaux, pandémies, vagues d’émigration, etc., dictat du capital et de la marchandisation) ? 

5 A son tour, la poésie pose la question de l’existence de la philosophie. 

6 Poésie et philosophie posent la question du langage et de ses spécificités humaines.

Si philosopher, c’est créer des concepts et si l’acte artistique est de créer des percepts alors le poète comme le philosophe et bien avant lui, a un rapport originaire avec la parole et la langue. 

Nous reprenons les observations suivantes de Jean C. BAUDET :

-Le poème a précédé les autres formes de textes ; l’Iliade et l’Odyssée chez les Grecs, Beowulf chez les Anglais, la Cantilène de Sainte Eulalie pour la littérature française, les Vedas pour la littérature indienne, etc. 

-Penser poétique et penser philosophique marchent d’un même pas chez les Grecs : PARMENIDE et EMPEDOCLE, LUCRECE chez les Romains.

-Certains poètes sont producteurs de figures du savoir : HESIODE le néant, PARMENIDE voie de l’être et voie du non-être, EMPEDOCLE Amour, Haine, Hainamoration, OVIDE le narcissisme, etc.    

Si le poème est premier, quelle est sa valeur cognitive ?

« Lorsqu’en haut le ciel n’était pas nommé…

Béréshit bara Elohim…

Au commencement était le Verbe…

Il était une fois… »

Les textes sacrés ne sont-ils pas le plus souvent poétiques ? et la poésie n’a-t-elle pas toujours paru sacrée ? Le geste le plus archaïque du poète est la nomination. Tel Adam dans son jardin d’Éden qui nomme tout végétal et tout animal.

Soit le poème d’ELUARD Poésie et vérité :

« Sur mes cahiers d’écolier

Sur mon pupitre et les arbres

Sur le sable sur la neige

J’écris ton nom… »

Mais si le poème travaille la langue écrite, dès son avènement : du côté du rite, gestes et gesticulations spectaculaires, et du côté des mythes, paroles, récit, poésie. Il ne vit que par sa manifestation orale, le son et les images formant une série de couples : rite-mythe, gestes-paroles, danse-récit, musique-poésie, son-sens, corps-esprit. Roland BARTHES distingue la rhétorique qui étudie la progression d’un discours d’idée en idée, de la poésie qui file un discours qui progresse d’image en image. 

Donc à l’origine de la pensée grecque, il y a la poésie et la philosophie qui au 5ème siècle avant notre ère, marchent d’un même pas.

PARMENIDE et EMPEDOCLE sont deux poètes-philosophes. 

Tous deux conjuguent thaumazein et thérapeutikôs, étonnement/effroi et thérapeutique. 

Le premier a chanté la sphère de l’Être et la route (thodos) qui y mène (methodos-methode). Dans ce qui nous reste de son poème, PARMENIDE montre la tension entre l’emballement du chercheur de vérité, et la contemplation de la sphère immobile de l’être. 

« Les juments qui me portent ont guidé aussi loin que mon ardeur peut atteindre 

quand leur pied me mena sur la voie qui dit tant, 

voie de la divinité, qui <…> porte le vivant qui sait. 

Par là j’étais porté : par là me portaient les juments qui tant indiquent, 

tirant le char ; les jeunes filles ouvraient la voie ; 

l’axe brûlant dans les moyeux lançaient un cri de flûte

car il était activé de part et d’autre par les deux cercles 

tourbillonnants, tandis que pour guider s’élançaient 

les jeunes filles nées du soleil, qui avaient délaissé les demeures de la nuit 

pour la lumière, repoussé des mains les voiles de leur tête. » 

Si vous êtes intéressés par cet atelier
Rejoignez-nous le mardi 20 septembre 2022
A 18h 30 à La Fabrique 5 allée du Merle Rouge 69190 Saint FONS